Thomas Coville malgrè un retard sur le record, « n’est pas en convoyage »

« Je suis au près dans une transition pas facile, on est très aérien avec une mer de travers, le bateau monte haut sur un flotteur, si vous entendez l’alarme c’est que je dois aller choquer un peu d’écoute de grande voile »
Les propos de Thomas Coville joint au 18ème jour de course.
SODEBO DESCENTE DE L ATLANTIQUE -photo du bord -

Après avoir franchi la longitude de Bonne Espérance  puis le Cap des Aiguilles signant l’entrée officielle dans l’Océan Indien, le skipper de SODEBO a fait  « la jonction météorologique entre l’Atlantique et l’Indien en longeant une dorsale anticyclonique. Même si dans mon Sud, il y a une forte concentration de glaces, nous aurions bien aimé descendre un peu plus mais nous devons faire avec la météo que nous avons et, pour l’instant, je dois serrer ce vent de Sud au près débridé et ça avance bien. »

En forme après un premier tiers

Thomas entame désormais le second tiers de ce tour du monde qu’il ne fait pas « en convoyage » rappelle-t-il, le sourire aux lèvres. Il a encore pas mal manœuvré mais attendait les prochaines heures pour se reconstituer un petit capital sommeil.

Pourtant, même si ces 8 000 premiers milles se ressentent dans les muscles endoloris du marin, celui-ci s’étonne de sa « fraicheur » à ce stade du voyage : « Avant, j’avais de vraies carences alimentaires et avec le stress, je n’arrivais pas à manger. Alors que là, je mange ce qu’il faut tous les jours et le travail effectué avec Sodebo là-dessus paie vraiment. Physiquement, je me sens dans le bon tempo, même encore cette nuit où j’ai manœuvré 5 à 6 fois de grosses et lourdes voiles demandant de l’effort dans la durée et j’avais vraiment de l’énergie. »

Le bateau lui aussi garde la forme : « outre les bricoles quotidiennes que j’ai réussies à régler au fur et à mesure, Sodebo est à 100% ! » Un point très rassurant pour Thomas qui avoue se sentir aussi « porté au quotidien par mon équipe et mes routeurs qui font un travail fabuleux. »

En ce 19ème jour, Sodebo accuse un peu plus de 1300 milles de retard sur le record de Francis Joyon (niveau Kerguelen)
Thomas s’est glissé en ce moment dans le sillage de Francis Joyon.
SODEBO au près n’avait pu descendre plus sud.

 » Etre en retard pousse aussi à être tout le temps à l’attaque.
Nous savions que nous serions sûrement en retard sur ce tronçon là. Une journée aurait été idéale, là, c’est presque deux mais cela aurait pu être bien pire avec Saint-Hélène étalée de la sorte dans l’Atlantique Sud. Pour la suite, nous savons que nous pouvons gagner sur la remontée de l’Atlantique de Francis. Notre objectif est donc de doubler le Cap Horn avec au maximum 1000 milles de retard… pas simple. Mais vraiment, je me concentre sur mon plaisir au jour le jour, c’est important pour avancer et l’heure des comptes n’est pas venue. »

Plus d’infos sur : www.sodebo-voile.com

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