Vincent Riou et Sébastien Col en préparation « tout azimut » !!

Du vent du vent du vent… C’est certain, les 20 duos engagés en IMOCA pour cette Transat Jacques Vabre vont en trouver sur leur route pour Itajai. « Oui mais pas tout de suite » s’empresse d’ajouter Vincent Riou qui prévoit un départ dans des conditions « presque parfaites ».
Pour le skipper expérimenté de PRB, vainqueur en titre, il faudra attendre quelques heures avant de toucher les premiers signes de la dépression qui s’installe actuellement en Atlantique Ouest. Plus que le vent, c’est la mer que Vincent surveille. Sur les cartes de prévision, une grande zone rouge, de la forme d’une patate, délimite une zone où les vagues sont prévues très hautes (plus de 10 mètres). Pas question évidemment d’aller jouer dans cette zone mal pavée.
Il va falloir trouver le bon dosage pour s’approcher du centre de la dépression pour toucher la bascule de vent sans tomber dans le plus fort de cette houle casse-bateau. Sébastien Col qui a lui beaucoup moins d’expérience au large serre un peu les dents à la vue des fichiers. Le régatier sait que jusqu’à mardi, la vie à bord de PRB ne va pas être des plus confortables. « Sur cette partie-là, c’est sûr que c’est l’expérience de Vincent qui va compter. Je vais beaucoup m’appuyer sur lui » raconte le co-skipper.

Lorient, défi Azimut, Mono 60 pieds PRP, Skippers, Vinvent Riou et Sebastien Col

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L’analyse de Vincent Riou :

 « Au départ de la Transat les conditions seront presque parfaites. Il y aura du beau temps, pas trop de vent. Les premières heures, c’est même plutôt cool. La sortie de la Manche va se faire dans du vent de sud sud est. Le modèle de prévision européen prévoit entre 8 et 9 nœuds. Mais dès le passage du Cotentin, ça va secouer un peu plus car il y a une dépression qui arrive sur l’atlantique ouest. On devrait aller à des allures rapides vers la pointe de la Bretagne.

Nous avons comparé les modèles de prévisions météo américains et européens ce matin et ils nous proposent pour l’instant des routes assez différentes même si à l’arrivée, il n’y a pas beaucoup d’écart. L’une fait moins de près pour aller vers la dépression. Mais il faut aussi prendre en compte l’influence de la mer. Les fichiers annoncent beaucoup de mer à certains endroits. Flirter avec six mètres de creux c’est possible avec nos bateaux mais au-delà, c’est vraiment une grosse prise de risques. Or, vers le centre de houle, il y a 10 mètres de creux sur les fichiers soit plus dans la réalité. Il y a beaucoup de houle car le centre de la dépression ne bouge pas beaucoup. L’autre modèle fait passer plus près des côtes et nous fait faire des bords pas terribles dans le Golfe de Gascogne.

Le problème c’est que c’est de la météo à trois jours. Cela donne une idée mais c’est encore loin. Quand on sera à la pointe Bretagne, on aura bien plus de précisions sur la position de l’anticyclone. On va rencontrer les effets de la dépression dès lundi matin et trouver des vents forts de sud. Après il est probable que l’on choisisse d’avancer vers le centre de la dépression. On pourrait progresser une vingtaine d’heures dans l’ouest pour aller chercher cette dépression et la bascule de vent associée.

Derrière cette bascule, on descendra rapidement vers le Sud. Cette route va nous amener vite vers le soleil. On devrait être du côté des Canaries cinq jours après le départ. Les conditions météos auront bien changé, les températures aussi. On sera poussé par le vent jusqu’à l’Equateur. »

A table !

  Du côté des pontons des 60 pieds, on sent que certaines équipes sont fin prêtes. D’autres au contraire, ont encore les caisses à outils grandes ouvertes sur le pont. A bord de PRB, l’ambiance est studieuse mais détendue. Vincent Riou et Sébastien Col se projettent dans les premières heures de course, les yeux rivés sur les fichiers météo. Sur le monocoque orange, tout est en place. L’avitaillement a été effectué et seul, le frais reste à embarquer. Pour la première fois, Vincent a souhaité travailler avec une diététicienne dans le but d’optimiser l’alimentation pendant la traversée de l’Atlantique. Nutritionniste et diététicienne du sport, Virginie Auffret a proposé ses services au duo de PRB. C’est elle qui a élaboré les menus quotidiens pour que l’alimentation pendant les 5 400 milles entre Le Havre et Itajai soit non seulement un plaisir mais un allié de la performance.

Infos PRB

 

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