Virbac-Paprec 3, vainqueur de la 10ème édition de la Transat Jacques Vabre 2011

Jean-Pierre Dick et Jérémie Beyou ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à 9h 15min 54s, heure française, soit 2h 15 min 54s, heure locale à Puerto Limon. Ils établissent un nouveau temps de référence sur le parcours théorique Le Havre – Puerto Limon à la vitesse de 12,5 nœuds.

Leur temps de course est de 15j 18h 15mm 54s. Ils ont parcouru effectivement (réel) 5 167 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 13,66 nœuds.

Ce sera la troisième victoire de Jean-Pierre Dick  :

« Ca fait vraiment plaisir de gagner avec une telle avance. Et une troisième victoire dans la Transat Jacques Vabre, c’est beaucoup d’émotion car ça reste exceptionnel. C’est un peu de réussite mais aussi beaucoup de travail derrière, et c’est aussi tout ce travail qu’on va fêter ce soir ».

A propos de l’intensité de la course les mots de Jérémie Beyou

« On était dessus depuis le 2 novembre. La nuit dernière, j’étais un peu stressé. On a fait des figures libres dans un grain. Sous spi, une voile qui est passée à l’eau, c’était coriace. Moi, c’est ma première victoire dans la Transat Jacques Vabre… Jean-Pierre, lui, a l’habitude, il les enfile comme des perles les victoires. »

 Jean-Pierre Dick : « C’était une course difficile, un peu la face nord du Cervin. La première semaine était vraiment corsée. Beaucoup de vent. Nos bateaux sont devenus des machines de guerre. Dormir les premiers jours, ça a été un enfer, heureusement, j’avais emmené des boules Quiès pour moins entendre les craquements du bateau. Au bout de deux jours, on a réussi à dormir mais le début de course a été difficile pour nous, on a mis du temps à trouver notre rythme et le bon mode de fonctionnement. On a bien raisonné avec Jérémie, bien réfléchi à nos objectifs. Puis la mayonnaise a pris. Nous avons pris la bonne route, la bonne option. Après, ça a été une bataille de vitesse avec Hugo Boss. On était dessus comme dit Jérémie. On est devenu intouchables car la surmotivation était là »

 

Cette route nord était aussi la plus dure…

Jean-Pierre : « Il y avait un côté guerre psychologique, dès le retard du départ. Tout le monde se demandait : est-ce qu’on y va ? Est-ce qu’on va casser les bateaux ? La pression est montée. Certains se sont peut-être dit : je n’irai jamais là. Nous, le bateau a déjà fait un tour du monde et demi. Un des points forts de ce bateau, c’est qu’il est costaud. On se sentait à l’aise de partir dans cette option nord et on est passé ».

 Comment cela va ?

 Jérémie : « On s’est rendu compte au bout de 8 jours de course qu’on avait à peine attaqué la moitié de la bouffe de la première semaine. On n’avait pas mangé grand-chose, pas dormi grand-chose. On ne s’était pas changé. On s’est rattrapé à la fin au niveau de la nourriture et puis physiquement, ça va, parce qu’on n’a pas arrêté de manœuvrer. Musculairement, physiquement, on est au point. Maintenant, il y avait de la pression tout le temps. Même quand on s’est retrouvé avec un peu d’avance, on a voulu en remettre un coup sur Hugo Boss. Et on n’a pas molli ! Demain, quand ça va retomber, ça va nous faire bizarre, parce qu’on a vraiment mis du nôtre pour arriver à cette victoire. »

Jean-Pierre : « Ce que dit Jérémie est vrai. On avait une bonne préparation des bonhommes. Même quand on était en état d’asphyxie, que c’était difficile, on a su se maintenir en vie. On a continué à bien analyser la météo pour prendre des décisions claires et ça c’est de la forme physique. Et c’est important vu l’intensité que prennent les courses au large maintenant. »

 

    Imprimer Commenter Partager

    Laisser un commentaire