Volvo Ocean Race, un départ d’anthologie pour les VOR70

Bon vent belle mer.
Les six participants à la Volvo Ocean Race ont bénéficié cet après midi, au pied de la citadelle d’Alicante du IXè siècle, de superbes conditions météo, idéales pour mettre en action le potentiel des ces monocoques les plus rapides du monde.

Groupama en approche de la seconde marque - Credit DSPRESS- Filippo Giuffrida

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La mer, aplatie par une bonne brise d’ouest de 25 à 30 nœuds offrait un terrain de jeu idéal pour ces puissantes machines que sont les VOR 70.
A cet exercice, Camper, skippé par l’Australien Chris Nicholson a rapidement montré l‘excellence de son talent et de la préparation de ces équipiers en traçant en tête, dès les premiers milles in-port, de cette étape de 6500 milles vers Le Cap.
Ce temps a donc permis aux soixante marins engagés, de plonger directement dans le bain de cette course extrême.

Groupama, seul français engagé dans cette 11éme édition de cette course autour du monde en neuf étapes a pris un bon départ. Mais taxé d’une pénalité, à la suite d’un léger contact avec Puma dans les deux minutes avant le départ, il a du faire un 720° à l‘issue du premier bord qui l’a relégué en queue de peloton.
Une dernière place que Groupama a rapidement cédée à Sanya, skippé par le Néo-zélandais double vainqueur de la Volvo, Mike Sanderson.
Ce brillant régatier est, pour cette édition, à la tête d’un équipage éclectique aux couleurs chinoises qui n’est pas encore totalement rodé.

Moins d’une heure après le départ, les concurrents avaient parcouru les 8 milles in-port et franchi la dernière marque avant l’Afrique du sud pour filer à plus de 20 nœuds au reaching.
Camper a réalisé le parcours en 39 ‘et tous étaient en route pour une nuit agitée.
Cette météo « virile » annoncée dès la veille, a été bien accueillie par les marins, satisfaits d’en découdre dès les premières heures. « C’est une bonne façon de rentrer dans la course » avouait Franck Cammas très satisfait à l’idée de relever ce nouveau défi.
Le skippeur français aux multiples records est le seul skippeur novice dans la VOR.
« On n’aura pas le temps de se poser de questions dans les molles déprimantes de la Méditerrannée, ni voir un des bateaux prendre 50 milles sur les autres grâce à une option chanceuse » se réjouissait Thomas Coville, barreur régleur.

VOR GroupamaAprès trois semaines de ponton et de soleil à Alicante, tous ces marins chevronnés montraient un réel empressement à embarquer pour en découdre avec la mer et la concurrence sous les ovations d’environ 60 000 spectateurs.
Ville de départ de la Volvo pour la deuxième fois, Alicante, fondée par les Grecs en l’an 324 avant JC, a réussi à entretenir l’esprit festif et bon enfant des départs de grandes courses au large malgré les exigences de sécurité inhérentes à nos sociétés occidentales.
La présence du prince Felipe, qui tira le coup de canon de départ, ne donna pas lieu à un dispositif de sécurité excessif.
Quant à celle de Zinédine Zidane, invité à naviguer sur Abu Dhabi lors de l’in-port, elle échappa à quelques jeunes mordus de foot…

Patricia-M. Colmant pour seableue

VOR Groupama au départ à Alicante

Groupama en chiffres : 70 pieds ou 21,50 m, 5,70 m de large, 4,50 m de tirant d’eau, 31,50 m de mât, 14 tonnes de déplacement, 35 noeuds, vitesse maxi, 11 en course, 5 nationalités.
1993, dernière année de présence française dans la Volvo, 10 000 calories par jour par marin, 50 millions € le budget de la campagne.

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