Yannick Bestaven et Eric Drouglazet, tandem de choc dans la Solidaire du Chocolat

Départ dimanche 11 mars à 17H30 de la Solidaire du Chocolat sous un soleil annoncé, mais sans vent, pour les 11 concurrents de cette deuxième édition d’une course entre St Nazaire et Progreso au Mexique.

Yannick Bestaven et Eric Drouglazet, skippers du Cass40 Aquarelle.com, s’attendent à un match très serré, d’entrée de jeu sur ce long parcours de 5000 milles (9 300 km)

Les impressions recueillies par la presse d’Aquarelle

Ce sera un beau départ pour les spectateurs, mais un casse-tête demain pour les skippers?Aquarelle à St-Nazaire-@C.Ecarlat

Yannick Bestaven : « On va avoir un départ agréable avec un ciel dégagé, ça va glisser, avec un bateau bien à plat… Ensuite, ça devient compliqué : il n’y a plus de vent. Il risque d’y avoir des options assez radicales au Sud. Il faudra lancer les dés ou être très inspirés ! »

 Eric Drouglazet : « Les fichiers météo sont tous d’accord pour le départ : on aura 10 à 15 nœuds de secteur Est dans tout le golfe de Gascogne, ce sera paisible mais pas forcément simple. Le premier écueil sera comme toujours le Cap Finisterre. En général, on craint une mer démontée et des coups de vent dans cette zone… Là, ce sera mer plate et pas de vent : ce qui n’est pas plus facile à gérer.
Il faudra s’extraire au plus vite de ce passage compliqué pour ne surtout pas prendre de retard sur ce coup-là. »

La stratégie collée-serrée ou partir en cavalier seul ?

Yannick Bestaven : « Il n’y a qu’une solution : être devant et emmener tout le monde derrière nous ! (Rires). Sérieusement, les choix stratégiques se feront sur l’eau, on ne peut rien décider de définitif encore aujourd’hui. »

 Eric Drouglazet : « Les grandes lignes de notre stratégie seront établies avant le départ, mais nous aurons toujours un œil sur les concurrents pour ne laisser personne s’échapper. Les deux principales options possibles seront la route directe ou une trajectoire en dessous de cette route. Pour l’instant, il est impossible de dire ce qui sera le plus pertinent. Nous ne serons au Cap Finisterre que dans trois jours et d’ici là, la situation peut évoluer sensiblement. Nous affinerons sur l’eau. »

 La vitesse sera-t-elle un atout majeur ?
Yannick Bestaven : « Certains bateaux sont rapides dans le petit temps… donc on verra ce que ça donne, mais il est sûr que ce sera plus difficile de faire le trou que dans les conditions musclées et établies que nous avions eues, par exemple, au départ de la Transat Jacques Vabre. »

 Eric Drouglazet : « Nous avons un grand spi neuf, une jolie carène, nous devrions avoir une bonne vitesse. Reste une inconnue concernant certains nouveaux bateaux, comme les Mach40 dont on ne connaît pas encore vraiment le potentiel… Quoi qu’il en soit, l’objectif est de sortir en tête de ce passage délicat ! »

Le soleil et le vent faible ne seront en rien gages de facilité et de sérénité pour les skippers.
Le duo d’Aquarelle.com s’y prépare et leur solide expérience de la course au large leur permet d’aborder cette jolie partie océanique avec de sérieux atouts en main.

Pour plus d’infos sur cette course prévue arrivée vers le 6 avril :
www.lasolidaireduchocolat.com
www.yannickbestaven.fr

 

 

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