79 bateaux sur la ligne départ de la Transat Jacques Vabre, cap sur la Martinique

A 13h27, ce dimanche 7 novembre, 158 hommes et femmes prendront le départ de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre pour s’élancer vers La Martinique.

Lors du dernier briefing skippers, les 79 duos ont pu échanger une dernière fois avant le départ avec l’ensemble des parties prenantes de l’organisation. Au programme, premières tendances météo, informations départ et parcours. Une occasion de faire un dernier point sur les informations essentielles à retenir, mais aussi d’écarter toute interrogation concernant la course. 

Du côté des équipes, c’était l’heure des derniers préparatifs et des moments de partage avec les partenaires. Chargement de l’avitaillement, finalisation des choix de voiles, accueil des partenaires, carénage et dernières vérifications techniques. “Nous finissons de nous préparer et de ranger toute la partie festive pour remettre le bateau en mode course” déclarait l’équipe de Groupe Sétin – 4MyPlanet“Nous rangeons la voile de quai et allons vider l’eau de la grand-voile. Tout sera prêt pour qu’Alexia [Barrier] et Manu [Cousin] ne soient pas préoccupés par le bateau au moment du départ demain !”

Un départ bien orchestré 

Concernant le départ, les 79 bateaux quitteront les bassins du Havre entre 9h et 11h16, classe par classe, dans un ordre bien précis. Les Class40, qui ouvriront le bal, auront seulement une minute pour partir, les Ocean Fifty 3, les Imoca 2 et les Ultimes 4. Ils devront ensuite patienter devant les côtes havraises afin de se préparer au départ qui sera donné à 13h27. 

Sitôt élancés, les bateaux mettront cap sur Etretat pour rejoindre la bouée Région Normandie que certains n’atteindront qu’en une trentaine de minutes ! Après cette marque de parcours, ils pourront tirer la barre, direction l’Atlantique. Dans ces premières heures de navigation, ils toucheront un vent de nord-ouest oscillant entre 18 et 22 nœuds. 

Des conditions météorologiques encore incertaines 

Viendra ensuite l’heure des décisions. Christian Dumard, consultant météorologique officiel de la Transat Jacques Vabre, explique : Après Cherbourg, le vent va mollir. Ils vont alors devoir faire un choix stratégique entre aller dans l’ouest pour aller chercher des systèmes dépressionnaires prononcés dont on ne connaît pas encore très bien la trajectoire, ou de couper la bulle anticyclonique annoncée dans le Golfe de Gascogne et descendre vers le cap Finisterre”. Deux options encore très incertaines qui donnent aux marins matière à réfléchir. 

Le choix de l’ouest reste, selon lui, plus probable, mais ceux qui choisiront cette option devront affronter une houle de 3 à 4 mètres, au près ou au reaching, dans des vents allant à plus de 30 nœuds. Un scénario peu confortable pour un début de course. Le scénario annoncé sur la route sud reste à l’opposé trop risqué du fait de la faiblesse des vents dans le Golfe de Gascogne, mais aussi celle des alizés.

 Dans le cas où une option s’améliorerait plus qu’une autre, les équipages auront la possibilité de se rattraper. “Il y aura des passerelles entre les options. En acceptant de perdre un petit peu, ils pourront passer de l’un à l’autre à plusieurs moments de la course” annonce Christian. « Pour l’instant, c’est impossible de choisir. Nous attendrons le dernier moment pour prendre une décision, » expliquait Damien Seguin, sur les pontons du bassin Paul Vatine. « Nous ne dormirons probablement pas beaucoup la première nuit. Nous serons beaucoup sur l’ordinateur pour faire les bons choix ! » Il y a donc encore beaucoup d’incertitudes, annonçant une course remplie de jeu. Affaire à suivre…

 

Le mot du directeur de course

“Ils sont aujourd’hui tous pressés de partir et moi je suis pressé de les voir partir.. Toute l’organisation de la Transat Jacques Vabre a donné son maximum pour livrer cet événement, et toutes les équipes ont fait la même chose sur leurs projets. Les conditions de départ  rendront le départ très excitant et magnifique puisque les bateaux pourront montrer tout leur potentiel. Ça va fumer sous les étraves ! Plus qu’à partir !” Francis Le Goff, directeur de la course

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