Publié le 21 juillet 2012, dans A la Une, Actualités, Constructions nautiques, Course et glisse, Marine de plaisance
Départ dimanche 22 juillet de la Panerai Transat Classique 2012
Dimanche, à 11h, douze voiliers vont s’élancer depuis Douarnenez pour la première étape de la Panerai Transat Classique 2012.
Au coup de canon libérateur, accompagnés par la flotte des Fêtes Maritimes, ils devront négocier la sortie de la baie et le passage, ô combien délicat, du raz de Sein.
La course ne fera que commencer.
Après des mois de préparation intensive, des hommes et des bateaux, ils seront enfin dans le vif du sujet : être les premiers à atteindre Cascais, au Portugal, but de cette étape de ralliement de la Panerai Transat Classique 2012, avant d’être rejoints, à l’automne, par les concurrents venus de Méditerranée.
Ces voiliers, bientôt septuagénaire pour le plus ancien, ne partent pas en croisière, mais bien en course.
Pen Duick II la légende
Parmi les plus illustres concurrents, il faut bien sûr citer Pen Duick II, le célèbre ketch noir avec lequel Eric Tabarly gagne la Transat anglaise de 1964 devant Sir Francis Chichester.
Avec sa coque noire frappée du chiffre 14, ce voilier, dessiné et construit par Gilles Costantini, a fait entrer la France dans l’univers, jusque-là très anglo-saxon, de la course au large.
Le voir au départ de Douarnenez procure une émotion particulière à tous les amoureux de la mer et son équipage, à l’instar de celui qui avait mené Pen Duick VI à la victoire en temps réel dans la traversée de l’Atlantique lors de la Transat Classique 2008, souhaite donner du fil à retordre à ses adversaires et se montrer digne de son fabuleux palmarès.
Un duel en temps réel
Au sein de cette flotte : Cipango et Laetitia II, deux Taillefer, cette fameuse série dessinée par Franz Maas au milieu des années 1960, s’affrontent dans un mano a mano cordial, mais intense.
Cipango bénéficie d’une longue préparation, comme le précise son armateur, Maurice Benzaquen, propriétaire depuis 1991 : « Faire une transatlantique est un rêve pour tout marin, mais il faut être méticuleux avant de partir. Notre participation à l’Atlantic Trophée (un aller-retour entre Douarnenez et les Açores) l’an passé nous a beaucoup aidé…. On va s’appliquer à bien faire marcher le bateau, mais en profitant de la vie à bord. »
Emeraude et Valteam
Construit à la demande d’un régatier français, Emeraude, un plan Frers de 1974, navigue aujourd’hui sous pavillon italien quand, à l’inverse, Valteam, dessiné et construit en Italie en 1965, arbore désormais le pavillon tricolore. Des concurrents à redouter.
À la fin des années 1970, Emeraude a participé à l’Admiral’s Cup, avec à la barre un certain Dennis Conner, quatre fois vainqueur de la Coupe de l’America.
Propriété de l’Italien Vittorio Cavazzana, ce joli sloup a remporté deux fois, en 2006 et 2007, le Panerai Classic yachts Challenge, disputé tout au long de la saison des classiques en Méditerranée.
De son côté, Valteam commence son histoire dans le Sud, sous le nom d’Hermitage, avec une magnifique 2e place dans la célèbre Giraglia, en 1966.
Laurent Renoul, son armateur actuel, attend avec impatience d’aller se confronter à l’Atlantique sud : « Nous sommes un équipage d’amateurs et, après avoir traversé par le Nord, nous sommes impatients de connaître la navigation sous les alizés. Et partager cette aventure avec des marins ayant la même philosophie d’esthétique et de tradition, c’est formidable. »
Amazon
L’un des grands voiliers de la flotte, Amazon, a connu des mésaventures depuis plus de 40 ans et sa carrière aurait pu s’achever après un naufrage à la fin des années 1970.
Renfloué, ce superbe yawl, doit sa restauration au talent de l’architecte américain Olin Stephens,
Son armateur, Olivier Pécoux, membre fondateur de l’Atlantic Yacht Club, organisateur de la Panerai Transat Classique 2012 avec le soutien de la société Comet a remporté l’Atlantic Trophée en 2011 avec Amazon.
Tina
Avec le Tina Persephone une victoire finale n’est pas exclue.
Ce voilier dessiné par l’Américain Dick Carter a depuis longtemps démontré ses qualités de vélocité et sa capacité à affronter toutes sortes de conditions.
En plus, parmi l’équipage rassemblé par Yves Lambert, il faut compter avec un marin doté d’une expérience hors du commun : Pierre Follenfant ( La Baule-Dakar, Lorient-Les Bermudes-Lorient, Transat en double, La Rochelle-La Nouvelle-Orléans. Sans compter les tentatives de record et les circumnavigations) Pierre Follenfant connaît le Tina sur le bout des doigts pour en posséder un lui-même, baptisé Doris
Et les autres….
Comme Mowgli, le plan Sergent de 1964 appartenant à la sympathique famille de Jean-Louis Vélasque, déjà partant en 2008… » Marie des Isles » goélette à hunier de type Gran Shpountz dessinée par l’architecte naval Bombigher

| Nom | Année |
Architecte | Long. HT | Gréement |
| Amazon | 1971 | Olin Stephens | 22,12 m | yawl |
| Cipango | 1966 | Franz Maas | 11,00 m | sloup |
| Emeraude | 1974 | German Frers | 14,50 m | sloup |
| Gwen Even | 1975 | Olin Stephens | 11,60 m | sloup |
| Leatitia II | 1966 | Frans Maas | 11,00 m | sloup |
| Marie des Isles | 1973 | Daniel Z. Bombigher | 20,00 m | goélette aurique |
| Mowgli | 1964 | François Sergent | 12,20 m | yawl |
| Pen Duick II | 1964 | Gilles Costantini & Eric Tabarly | 13,60 m | ketch |
| Persephone | 1969 | Dick Carter | 11,30 m | sloup |
| Red Hackle | 1989 | German Frers | 18,28 m | ketch |
| Vagabundo II | 1945 | German Frers | 13,50 m | ketch |
| Valteam | 1965 | Renato Levi | 22,25 m | yawl |









