Romain Attanasio et Sébastien Marsset la T.J.Vabre à bord d’un « foiler »

Pour la première fois dans leur carrière de skippers, Romain Attanasio et Sébastien Marsset vont disputer un transatlantique à bord d’un ‘foiler’. Après des semaines de préparation à peaufiner la prise en main du bateau et à l’optimiser, le duo aborde la Transat Jacques-Vabre avec un enthousiasme débordant. Objectif affiché : « être dans le match » au côté des meilleurs IMOCA.

En l’espace de six mois, ils ont appris à voler. Romain Attanasio et Sébastien Marsset n’ont pas vraiment vu l’année défiler.
Le skipper et son ‘boat captain’ avait débuté 2021 en achevant le tour du monde le plus prestigieux, le Vendée Globe, et en goûtant le plaisir unique d’être allé au bout. Et déjà, durant les derniers jours qui séparaient Romain de la terre, il y avait l’idée de préparer le coup d’après, d’anticiper, de ne pas s’arrêter là. La réflexion a des allures d’obsession quand on ne souhaite pas qu’une belle aventure s’arrête. Mais rapidement, c’est l’enthousiasme qui a pris le dessus, notamment chez les partenaires.

« On est reparti à bloc »

Tous ont témoigné une forte volonté de se fixer de nouveaux challenges, Fortinet, leader mondial en cybersécurité, a rejoint l’aventure, Best Western a renouvelé sa confiance ainsi que PURE, partenaire historique. Ensuite, l’équipe a jeté son dévolu sur un IMOCA mis à l’eau en 2015, un ‘foiler’ qui a joué les premiers rôles au dernier Vendée Globe (5e). « Grâce à la détermination de tous, on est reparti à bloc », savoure Romain. Avec Sébastien Marsset – co-skipper sur la Transat Jacque-Vabre – et l’équipe qui s’est renforcée au fil de l’année, tous se sont attachés à assurer la prise en main du monocoque.

Les nombreuses navigations et les confrontations ont contribué à en tirer de nombreux enseignements. « Nous avons beaucoup appris ces derniers mois », sourit Romain. Les participations à la Rolex Fastnet Race en août puis au Défi Azimut en septembre ont contribué à affiner les réglages. « L’enjeu, c’est de trouver le bon compromis entre une approche conservatrice et la volonté d’attaquer. Notre axe de travail principal, a été de trouver le bon dosage dans l’engagement que l’on met dans le bateau ».

« Ce n’est pas seulement une course, c’est une première »  

Certes, impossible à ce stade de compenser l’expérience accumulée par certains de leurs concurrents qui disputent la Transat Jacques-Vabre sur le même bateau que le Vendée Globe. Néanmoins, Romain et son équipe se veulent confiants. « Nous savons que nous sommes en capacité d’être davantage dans le match à l’avant et de figurer dans le paquet de tête, confie le skipper. Avant, nous nous faisions dépasser par les foilers dans la descente de l’Atlantique. Là, c’est nous qui allons en dépasser quelques-uns ».

En l’espace de six mois, ils ont appris à voler. Romain Attanasio et Sébastien Marsset n’ont pas vraiment vu l’année défiler. Le skipper et son ‘boat captain’ avait débuté 2021 en achevant le tour du monde le plus prestigieux, le Vendée Globe, et en goûtant le plaisir unique d’être allé au bout. Et déjà, durant les derniers jours qui séparaient Romain de la terre, il y avait l’idée de préparer le coup d’après, d’anticiper, de ne pas s’arrêter là. La réflexion a des allures d’obsession quand on ne souhaite pas qu’une belle aventure s’arrête. Mais rapidement, c’est l’enthousiasme qui a pris le dessus, notamment chez les partenaires.

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Romain Attanasio – Sébastien Marsset / Fortinet – Best Western (© André Carmo)

« On est reparti à bloc »

Tous ont témoigné une forte volonté de se fixer de nouveaux challenges, Fortinet, leader mondial en cybersécurité, a rejoint l’aventure, Best Western a renouvelé sa confiance ainsi que PURE, partenaire historique. Ensuite, l’équipe a jeté son dévolu sur un IMOCA mis à l’eau en 2015, un ‘foiler’ qui a joué les premiers rôles au dernier Vendée Globe (5e). « Grâce à la détermination de tous, on est reparti à bloc », savoure Romain. Avec Sébastien Marsset – co-skipper sur la Transat Jacque-Vabre – et l’équipe qui s’est renforcée au fil de l’année, tous se sont attachés à assurer la prise en main du monocoque.

Les nombreuses navigations et les confrontations ont contribué à en tirer de nombreux enseignements. « Nous avons beaucoup appris ces derniers mois », sourit Romain. Les participations à la Rolex Fastnet Race en août puis au Défi Azimut en septembre ont contribué à affiner les réglages. « L’enjeu, c’est de trouver le bon compromis entre une approche conservatrice et la volonté d’attaquer. Notre axe de travail principal, a été de trouver le bon dosage dans l’engagement que l’on met dans le bateau ».

« Ce n’est pas seulement une course, c’est une première »  

Certes, impossible à ce stade de compenser l’expérience accumulée par certains de leurs concurrents qui disputent la Transat Jacques-Vabre sur le même bateau que le Vendée Globe. Néanmoins, Romain et son équipe se veulent confiants. « Nous savons que nous sommes en capacité d’être davantage dans le match à l’avant et de figurer dans le paquet de tête, confie le skipper. Avant, nous nous faisions dépasser par les foilers dans la descente de l’Atlantique. Là, c’est nous qui allons en dépasser quelques-uns ».

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Fortinet – Best Western (© André Carmo)

Pourtant, Romain, qui dispute sa 4e Transat Jacques-Vabre, tempère tout de suite. Hors de question de penser que le tracé avec ses 5 800 milles jusqu’au large des côtes brésiliennes – à l’archipel Fernando de Noronha – s’apparente à une partie de plaisir. « Nous allons devoir franchir le pot-au-noir à deux reprises, rappelle-t-il. J’ai pu constater lors du Vendée Globe que ça pouvait être particulièrement délicat. Ça peut être la loterie, on peut y être encalminé longtemps et en plus on va le traverser deux fois ! »

Alors que Fortinet-Best Western est arrivé au Havre jeudi, il y a chez Romain Attanasio une fierté mais aussi un sens aiguisé des responsabilités.  « Les partenaires et toute notre équipe se sont engagés à fond dans ce projet. À nous d’être à la hauteur, confie-t-il. Comme à chaque course, la pression monte et elle est particulière ici avec un nouveau bateau. Ce n’est pas seulement une course, c’est une première. Et on a à cœur de bien faire ! »

FICHE TECHNIQUE

        
  • Nom : FORTINET-BEST WESTERN
  • Port d’attache : Port-la-Forêt
  • Architectes : VPLP / Verdier
  • Chantier : Multiplast (Vannes)
  • Longueur : 18,28 m
  • Largeur : 5,70 m
  • Hauteur du mât : 29 m
  • Tirant d’eau : 4,50 m
  • Déplacement (poids) : 8 tonnes
  • Foils : oui
  • Surface de voiles au près : 290 m2
  • Surface de voiles au portant : 490 m2
  • Année de construction : 2015
  • Nombre de voiles embarquées : 8

 

 
 
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